Quand l'enfant passe une partie importante de ses semaines chez une assistante maternelle ou une nounou, une part de son quotidien se déroule hors de votre regard. Garder quelques traces de ces journées aide à les relier à l'histoire familiale plutôt que de les laisser comme un blanc.
Ce que la nounou peut transmettre
Beaucoup d'assistantes maternelles racontent la journée à l'oral, parfois via un cahier de liaison ou une appli. Notez de temps en temps ce qui en ressort : un jeu que l'enfant adore là-bas et pas à la maison, un copain de garde, un repas qu'il mange sans problème chez elle alors qu'il le refuse chez vous, un mot ou une comptine rapportés.
- un jeu ou une activité appréciés spécifiquement là-bas
- une nouvelle habitude prise pendant la garde
- un repas ou un aliment aimé chez la nounou
- un mot, une chanson, une expression rapportés
- une photo transmise, avec l'accord de la nounou
L'enfant a une vie là-bas
C'est parfois troublant de constater que l'enfant se comporte différemment chez la nounou : plus autonome, plus sociable, ou au contraire plus réservé. Ce n'est pas un problème, c'est le signe qu'il a un espace à lui, avec ses codes. Noter ces différences garde la trace d'un enfant qui apprend, très tôt, à évoluer dans plusieurs mondes.
Ce qui se passe chez la nounou fait partie de l'enfance — le noter, c'est refuser que ces journées restent un blanc dans le récit.
Le lien avec la nounou lui-même
Pour certains enfants, l'assistante maternelle est une figure affective majeure des premières années. La fin de la garde — passage à l'école, déménagement — est alors une vraie séparation. Garder quelques traces de cette relation (une photo, des phrases, ce qu'elle a apporté) a du sens, surtout si le lien se distend ensuite.
Respecter le cadre
Les photos prises par la nounou, ou sur lesquelles apparaissent d'autres enfants gardés, demandent son accord et celui des autres parents. Un principe simple : ce qui vient de chez la nounou reste dans votre journal privé, pas sur les réseaux.
